Les îles Baléares ne font plus rêver. L’eldorado du tourisme bon marché, d’accès facile depuis la France, a perdu de son éclat avec l’urbanisation massive d’une large partie des îles de Majorque et d’Ibiza. Les visiteurs en quête d’harmonie et d’authenticité déplorent les conséquences d’une forme “d’industrialisation” du tourisme. Deux îles des Baléares ont su échapper à cette fuite en avant qui se retourne aujourd’hui contre Majorque et Ibiza : la petite Formentera (83 kms carrés, qui n’est pas accessible par avion) et Minorque.
Minorque est une île discrète, dont les élus ont refusé les choix du tourisme de masse et protégé leur territoire des excès de l’urbanisation. C’est une île où l’espace est sauvegardé, une véritable “réserve écologique”, consacrée par l’UNESCO qui en a fait l’une de ses “Réserves de Biosphère”. La population a conservé des valeurs et une manière de vivre qui ont disparu presque partout ailleurs.
On ne visite pas Minorque comme comme une autre île de Baléares ou de Grèce. C’est une île de chemins cachés, de plages quasi vierges, de petites églises rurales ou d’ermitages secrets, de fermes blanchies à la chaud dérobées aux regards trop rapides. Minorque se découvre peu à peu, en flânant, sans précipitation et livre au visiteur respectueux ses palais, ses lacis de ruelles, son chemin des douaniers, ses marchés d’antan, sa campagne pure, au contact d’une population chaleureuse.
Calme et paisible, Minorque est une oasis naturelle unique, pleine de contrastes. Un authentique paradis au coeur de la Méditerranée dont l’harmonie et la diversité séduisent.